Sondage : 77% des Français sont favorables à la tolérance zéro dès la première atteinte à la laïcité à l’école
Sondage : 77% des Français sont favorables à la tolérance zéro dès la première atteinte à la laïcité à l’école

Dans le cadre d’un sondage mené par l’institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, dévoilé samedi 21 décembre, 77% des Français se disent en faveur de l’application de la «tolérance zéro» dès la première atteinte à la laïcité à l’école.
Des enseignants qui ne doivent pas trembler. Alors que le premier semestre scolaire touche à sa fin, 77% des Français estiment qu’il faut appliquer la «tolérance zéro» dès la première atteinte à la laïcité à l’école, selon un sondage de l’institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, révélé ce samedi.
Ce chiffre est en effet en hausse de 1 point par rapport au dernier sondage publié à ce sujet par CNEWS en avril 2024. À l’époque, 76% des Français voulaient appliquer la «tolérance zéro» dès la première atteinte à la laïcité à l’école. Concrètement, cette «tolérance zéro» prévoit de sanctionner automatiquement, sans délai, les personnes enfreignant les règles de la laïcité à l’école.
Dans le détail, et toujours ce même sondage CSA, ce sont principalement les femmes (78%) qui se montrent plus favorables à la mise en place de sanctions automatiques envers les individus enfreignant les règles de la laïcité à l’école que leurs homologues masculins (77%).
Concernant les tranches d’âge, les sondés âgés de 65 ans et plus (85%) sont les plus réticents à l’application de la «tolérance zéro» dès la première atteinte à la laïcité à l’école. Ils sont suivis des 50 à 64 ans (83%), puis des 18 à 24 ans (75%). Enfin, les 25 à 34 ans et les 35 à 49 ans ferment la marche avec 70% chacun à répondre «oui» à la question posée.
D’un point de vue socioprofessionnel, CSP+ (79%), CSP- (77%) et inactifs (76%) sont tous majoritairement favorables à l’instauration de ce type de sanctions.
La gauche divisée, Renaissance et la droite sur la même longueur d’onde
Sur le plan politique, bien que le «oui» l’emporte chez les sympathisants de gauche (63%), les partisans de la France insoumise (LFI) sont visiblement défavorables à l’idée de punir automatiquement, et sans délai, les auteurs de faits contraires aux règles de la laïcité. Ils sont uniquement 49% à partager cette idée contre 74% chez le Parti socialiste (PS) et 58% chez les Ecologistes.
Du côté de Renaissance (79%) et de la droite (86%), les avis sont beaucoup moins partagés et le «oui» l’emporte. Dans le détail, les sympathisants des Républicains (89%) et du Rassemblement national (94%) estiment qu’il faut appliquer la «tolérance zéro» dès la première atteinte à la laïcité à l’école.
Plus globalement, lors d’un entretien accordé à La Tribune Dimanche le 13 octobre 2024, la ministre démissionnaire de l’Education nationale, Anne Genetet, avait noté une baisse «très nette» du nombre d’atteintes à la laïcité dans les établissements scolaires à la rentrée 2024, par comparaison avec l’année précédente.
Alors que le ministère recensait, en septembre 2023, 838 faits d’atteintes à la laïcité dans les écoles, collèges et lycées, le nombre d’incidents signalés en septembre 2024 était de 110.
Pour autant, des faits graves ont eu lieu depuis la rentrée. C’est le cas, par exemple, de l’enseignante giflée à Tourcoing, le 7 octobre 2024, après avoir demandé à une élève, Warda H., de retirer son voile. Elle avait également essuyé des propos injurieux. Finalement, la lycéenne a été condamné le 11 décembre à quatre mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire.








